Pour réduire la facture énergétique et la pollution lumineuse, une large majorité des communes françaises pratiquent désormais l'extinction ou la réduction de l'éclairage public en cœur de nuit. Économiquement et écologiquement, c'est une évidence. Mais il y a un dommage collatéral dont on parle peu : la plupart des caméras urbaines sont alimentées par le réseau d'éclairage public. Éclairage éteint = caméras éteintes — précisément sur la plage horaire où se concentrent cambriolages, dégradations et dépôts sauvages.
Pourquoi c'est plus grave qu'une simple « pause »
- Trou de couverture nocturne : plus d'images live, plus d'enregistrement, plus de levée de doute pendant 5 à 8 heures par nuit.
- Usure prématurée : un cycle d'extinction/rallumage quotidien malmène caméras, switchs et enregistreurs (surtensions, redémarrages, horloges dérivantes).
- Pertes d'exploitation : caméras qui ne redémarrent pas, flux à resynchroniser, maintenance imprévue — le coût caché dépasse souvent l'économie d'énergie du point concerné.
Solution 1 — L'alimentation secourue sur éclairage public
Le principe de la POWERBOX ALBATROS : une batterie se recharge pendant les heures d'allumage et alimente vos équipements 24 h/24. Six capacités (265 Wh à 2 000 Wh) couvrent des consommations de 13 à 100 W — caméra, pont radio et switch compris. Cas particulier des communes qui n'allument que quelques heures : le chargeur ultra-rapide 20 A recharge la batterie en moins de 4 heures, dans la fenêtre d'allumage.
Solution 2 — La caméra autonome à batterie intégrée
La VIGICAM II intègre nativement ce principe : batterie amovible 1 411 ou 1 764 Wh, jusqu'à 40 h d'autonomie, recharge intelligente et supervision de l'état de charge à distance (VIGISMART©). Vous savez avant la panne, pas après.
Solution 3 — Le solaire, pour couper le cordon
Là où le réseau n'existe pas ou ne justifie pas de travaux, la VIGICAM II Solaire fonctionne 24/7 toute l'année avec un panneau 100 W — jusqu'à une semaine de réserve sans soleil. Un kit de conversion solaire existe aussi pour les POWERBOX.
La méthode de dimensionnement en 4 étapes
- Mesurer la consommation réelle du point complet : caméra (attention aux dômes PTZ chauffants l'hiver), transmission radio, switch, enregistreur. Pas la valeur plaque : la valeur mesurée.
- Cartographier les plages d'allumage été/hiver — c'est l'hiver (nuits longues, allumage parfois réduit) qui dimensionne.
- Prendre 30 % de marge : vieillissement de la batterie, froid, consommations parasites.
- Superviser : tension, cycles, température. Une batterie surveillée se remplace au bon moment, pas en urgence.
Les erreurs classiques ? Dimensionner sur la nuit d'été, oublier le switch PoE dans le bilan, et négliger la température de fonctionnement. Notre étude « calcul d'autonomie batteries » traite ces points pour chaque site.